Les dirigeants d’entreprise et les fonds d’investissement ont bien compris que les normes liées au respect de l’environnement ne devaient plus être une contrainte mais un atout.
La fusion-acquisition est un bon moyen de valoriser l’image de l’acquéreur en terme de développement durable et pour le vendeur une excellente façon d’optimiser le prix de vente de sa société. L’audit environnemental sur les installations classées, les risques de pollution, la responsabilité au regard de la composition des sols dans le cadre des acquisitions ne sont pas pour autant négligés. Mais les problématiques se sont inversées. Désormais les cibles qui ont le vent en poupe sont celles qui s’intéressent aux énergies renouvelables comme l’éolien ou le solaire photovoltaïque. Tandis que les industries de la détergence avec la chimie verte ou le recyclage des déchets, tentent d’éviter l’impact environnemental. « Nous assistons à des restructurations significatives d’entreprises et surtout à un changement de mentalité. La préoccupation majeure n’est plus la dépollution mais la non-pollution. Cette constatation a rendu le monde du business beaucoup plus vert. On peut imaginer que demain les toits des villes comme Paris seront couverts de plaques photovoltaïques, ce qui les rend quasiment auto-suffisantes pour la production d’électricité domestique. C’était une lubie il y a encore quelques années, ça ne l’est plus du tout aujourd’hui ! » rappelle Philippe Feitussi, avocat associé du cabinet Genesis Avocats